Il s'agit pour moi d'un mode de cuisson totalement exotique, j'ai testé ça avec l'incrédulité curieuse de celui qui mélange pour la première fois du bicarbonate et du vinaigre dans une boîte de pellicule photo. Ah, les regrettées boîtes de pellicule photo. Mais revenons à nos îles.
Je décide de ne plus craindre le Grand Manitou du Blanc en Neige qui m'a dit un jour que si je battais trop mes blancs ils allaient retomber et je force jusqu'à ce qu'ils tiennent debout tout seuls comme à la télé. Euh comme dans Internet, veuillé-je dire. Comme ils sont beaux et sucrés, mes petits blancs en neige!
Je dépose délicatement une cuiller de cette préparation dans le lait chaud. Alors chaud comment, c'est la question. Quand un cuisinier me dit "le test c'est qu'il ne faut pas se brûler quand on met le doigt dedans" je me dis que moi je dois sans doute me brûler à cette température, parce que je ne suis pas habituée comme eux à des températures infernales. Je décide tout de même de suivre l'indication et je tiédis mon lait. Comme je découvre, je ne sais pas trop comment m'y prendre, je suis toute timide, je n'arrive pas trop à retourner mon île pour faire pocher l'autre côté... Puis je m'enhardis, j'utilise des instruments supplémentaires, j'augmente la température du lait, et petit à petit ça vient, ça devient mieux, plus facile, plus cuit, plus joli. Je pousse même la hardiesse jusqu'à tenter une quenelle de blancs d'oeuf. Comment? Mais tu vas casser tout ça, aaaaaaaah Noooooonnnn! Et bien non, je n'ai rien cassé du tout, au contraire, tout cela s'emboîte et se reconstruit fort bien (au contraire de la polenta d'ailleurs) et voilà!Régalez-vous!

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